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Marthe Gagnon veut garder son intégrité 0

Par Gilles LeBel

(Photo Louis Deschênes)--- Marthe Gagnon

(Photo Louis Deschênes)--- Marthe Gagnon

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Disant avoir été emprisonnée illégalement sous de fausses accusations, la citoyenne Marthe Gagnon, assureur-vie et mandataire dans le dossier de M. André Livernoche, poursuit pour 1 250 000 $ le ministère public et sa représentante, Me Lilianne Laforest.

On se souviendra que Marthe Gagnon a été arrêtée le 3 février 2010 par un arsenal de policiers, suite à des plaintes portées contre la dame par des employées de bureau du député-ministre Claude Béchard à Saint-Pascal.

On l'avait alors accusée de menace de mort, menace de voies de fait, intimidation et harcèlement criminel, des accusations pour lesquelles Marthe Gagnon a été acquittée le 7 décembre dernier au palais de justice de Rivière-du-Loup par l'honorable juge Martin Gagnon de la Cour du Québec.

La dame qui est âgée dans la cinquantaine, n'en revient tout simplement pas d'avoir été contrainte à passer 33 jours en détention et 10 jours en évaluation psychiatrique pour des accusations dont elle a été blanchie 10 mois plus tard.

Marthe Gagnon s'interroge également sur l'absence de témoins de la part de la Couronne lors de son procès.

« À ce que je sache, trois personnes du bureau de Claude Béchard ont reçu des assignations à comparaître et aucune d'elles ne s'est présentée au procès. » Une façon de faire qui irait à l'encontre de l'article 140 du Code des procédures civiles, d'indiquer madame Gagnon.

« Le juge aurait été en droit de considérer ces absences comme des outrages au tribunal et d'émettre sur le champ des mandats d'arrestation et d'emprisonnement », de conclure cette dernière.