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Pénurie de médicaments : gestion très serrée à Rivière-du-Loup 0

 Stéphanie Gendron

Actuellement, le patient louperivois ne ressent pas d’effets de cette pénurie, mais plusieurs travaillent d’arrache-pied à gérer la crise.

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Actuellement, le patient louperivois ne ressent pas d’effets de cette pénurie, mais plusieurs travaillent d’arrache-pied à gérer la crise.

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RIVIÈRE-DU-LOUP - 

 La pénurie de médicaments qui se fait sentir partout en province amène son lot de casse-tête à Rivière-du-Loup, en particulier à l’équipe de la pharmacie du Centre de santé et des services sociaux de Rivière-du-Loup.

 

« Nous sommes deux employés à passer le tiers ou la moitié de notre temps à gérer la crise », confirme Alain Dionne, pharmacien-chef au CSSS de Rivière-du-Loup. La situation est bien simple. Le fabricant Sandoz a arrêté du jour au lendemain sa production, après que l’on ait exigé d’eux, aux États-Unis, d’être plus précis dans la documentation fournie sur leur processus de fabrication. « Ce n’est pas que les produits n’étaient pas adéquats », a tenu à préciser d’entrée de jeu monsieur Dionne. Suite à cet événement, la situation s’est détériorée. Les autres fabricants, sursollicités, ne peuvent subvenir aux besoins de tous. « Nous fonctionnons par regroupements d’achats, à la suite de soumissions. Ce qui fait que les entreprises ne tiennent pas de gros inventaires, pour des raisons évidentes ». Habitués à obtenir leurs médicaments aux moments voulus, les centres de santé n’avaient pas prévu d’alternatives. « Nous nous retrouvons donc en gestion très serrée et avons dû mettre des mesures exceptionnelles en place », d’ajouter monsieur Dionne.

Impact sur le patient

@Texte:Actuellement, le patient louperivois ne ressent pas d’effets de cette pénurie. « Les médicaments visés sont ceux qui sont injectés, que ce soit un antidouleur, un analgésique, pour une chirurgie ou autres. Donc nous privilégions, lorsque c’est possible, un médicament qui peut être donné autrement que par voie intraveineuse. Par exemple, quand on peut donner du gravol intrarectal plutôt qu’intraveineux, les médecins en tiennent compte, plus particulièrement ces temps-ci ». Autre mesure exceptionnelle accordée par les différentes organisations de santé au Québec, il est maintenant permis de conserver un produit plus longtemps que ce qui était imposé avant la pénurie. « Nous sommes aussi rationnés. Ce qui fait que lorsque l’on manque d’un produit, nous devons faire la preuve à la compagnie que nous désirons en obtenir et ce n’est pas assuré que nous y parviendrons ». Par ailleurs, aucun impact n’est observé sur les différentes chirurgies à l’horaire de l’hôpital de Rivière-du-Loup et monsieur Dionne ne croit pas qu’on en arrive à devoir annuler certaines d’entre elles.

 

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