Le couperet tombe à l’Institut Maurice-Lamontagne 0
Photo:Courtoisie
L'Institut Maurice-Lamontagne, un centre de recherche en sciences de la mer.
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Douze postes de chercheurs, chimistes et techniciens de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli sont touchés par les réductions annoncées à Pêches et Océans Canada, confirme Sylvain Guimont, vice-président du Syndicat des travailleurs de l’environnement, une section de l’Alliance de la fonction publique du Canada.
Ces postes, dont huit passent au couperet, sont liés au programme qui étudie l’effet des contaminants sur l’eau et la vie aquatique. Ce sont les chercheurs de ce programme qui interviennent par exemple dans le cas de déversement de pétrole ou d’autres contaminants dans l'eau.
Les syndiqués s’attendent à des coupures de postes chez les biologistes. D’autres postes sont aussi touchés aux finances, et des employés ont été avisés d’un transfert à Frédéricton, au Nouveau-Brunswick.
C’est la deuxième vague de compressions en six mois qui s’abat sur ce ministère et la Garde Côtière. Selon l’Alliance de la fonction publique du Canada, ces réductions pourraient se traduire par la perte de plus de 1000 emplois au pays.
Réductions qui viennent s'ajouter à celles qui ont été anoncées en décembre dernier. Rappelons qu’une vingtaine de postes ont alors été supprimés à l’Institut Maurice-Lamontagne parmi les chercheurs, techniciens, et commis basés à Mont-Joli mais aussi aux Îles-de-la-Madeleine, Gaspé et Sept-Îles. Jérôme Turcq, vice-président exécutif régional de l’Alliance, s’attendait alors à une deuxième vague de coupures après le budget adopté ce printemps.
« C’est toute une main d’oeuvre qu’on perd et on ne récupèrera pas cette expertise-là » estimait aussi Yvon Brodeur de l’AFPC. Environ 350 personnes travaillent à l’IML dont 250 ont un statut régulier.
Une autre épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête des travailleurs de Pêches et Océans avec les changements prévus par le gouvernement conservateur à la loi sur les pêches. Il y aurait moins d’habitats soumis à l’évaluation environnementale, selon les modifications apportées à cette loi.
C’est le supplice du goutte à goutte. « Plusieurs employés ont pleuré en apprenant que leur poste était touché, voire coupé » souligne Sylvain Guimont.
Garde côtière
La Garde côtière est la plus durement touchée : 763 de ses employés, dont 460 membres de l'AFPC représentés par l'Union canadienne des employés des transports, ont reçu un avis.
Les bureaux régionaux de la Garde côtière canadienne passent de cinq à trois. Quelque 25 travailleurs des équipages de navire font partie du personnel touché à Vancouver et à Québec. Selon Christine Collins, ce nombre ne tient pas compte des 100 autres membres des équipages de navire nommés pour une période déterminée qui perdront eux aussi leur emploi.
Environnement
De plus, 138 membres représentés par le Syndicat des travailleurs de l'environnement (STE) ont reçu des avis jeudi. Ces membres travaillent dans divers domaines : finances et administration, gestion des pêches et des écosystèmes, sciences (personnel technique qui appuie le travail des biologistes et des chimistes dans les écloseries et les centres de recherche).
Depuis le dépôt du budget fédéral le 29 mars dernier, 13 000 membres de l'AFPC travaillant dans 41 ministères et agences ont été informés qu'ils pourraient perdre leur emploi.