De passage à Baie-Comeau
Pierre Karl Péladeau louange l'audace et la créativité des entrepreneurs 0
Charlotte Paquet
Pierre Karl Péladeau a remis un chèque au montant de 50 000 $ au président du Comité des Fêtes du 75e anniversaire de la Ville de Baie-Comeau, Pierre Plamondon, en guise de contribution de Québecor. On l'aperçoit en compagnie de membres du comité, de la mairesse Christine Brisson, de l'éditeur du Plein Jour de Baie-Comeau, Sébastien Rouillard, et du représentant publicitaire de TVA, Martin Thomas.
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Valoriser les entrepreneurs en tablant sur leur audace, leur créativité et leur détermination à créer de la richesse, pour eux comme pour leur collectivité, voilà un élément important de la recette de Pierre Karl Péladeau pour mousser l'entrepreneuriat au Québec.
Le président et chef de la direction de Québecor a passé la journée de jeudi à Baie-Comeau, à titre de président de la Fondation de l'entrepreneurship. Il a participé à quelques activités liés au monde des affaires, en plus de prononcer une conférence sur le thème «S'investir pour le Québec de demain» devant près de 175 personnes, réunies à un dîner-conférence de la Chambre de commerce de Manicouagan.
M. Péladeau a d'ailleurs profité de sa présence à Baie-Comeau pour annoncer une contribution au montant de 50 000 $ de Québecor pour les festivités du 75e anniversaire de la ville. «Vive Baie-Comeau, vive le 75e anniversaire de Baie-Comeau, vive le Drakkar, vive les entreprises et vive les Nordiques», a-t-il lancé tout sourire.
Faire autant
Tout en rappelant ses origines et la chance incroyable qu'il a eue d'avoir comme père un véritable bâtisseur du Québec des années 60 et 70 et 80, M. Péladeau a indiqué «qu'il faut s'assurer que l'on puisse faire autant sinon davantage que les gens qui nous ont précédé.» Il a dit sentir d'ailleurs sentir une volonté d'essayer de faire renaître le mouvement du Québec Inc, «qui s'est peut-être dissipé au cours des 10 ou 20 dernières années.»
Pour que les gens aient le goût de se lancer en affaires, il réclame aussi un allégement du cadre législatif du Québec, plus lourd qu'ailleurs en Amérique du Nord. Les entrepreneurs n'ont pas besoin d'autant d'encadrement, selon lui, surtout un contexte de mondialisation.
«L'entrepreneur n'est plus l'ennemi de la collectivité. Il fait partie du tissu social», a-t-il indiqué, rappelant que pour demeurer compétitifs, les dirigeants d'entreprise savent qu'ils doivent s'ajuster à leur communauté.
Derrière les grands...
Le président de la Fondation de l'entrepreneurship a parlé du succès de l'acquisition de Vidéotron par Québecor et la Caisse de dépôt du Québec, en insistant sur sa grande fierté d'investir au Québec et de contribuer à maintenir «nos entreprises chez nous».
Il s'est aussi arrêté à de grandes réussites du monde des affaires québécois, comme les Bombardier, Alimentation Couche-Tard ou encore Jean Coutu. «Il faut se souvenir que nos belles grandes entreprises ont aussi déjà été des PME», a-t-il insisté.
Tout n'est pourtant pas rose dans l'économie, a-t-il reconnu, en parlant de secteurs plus difficiles, comme l'industrie des pâtes et papiers. Il a invité les gens à faire preuve de réalisme et de responsabilité en développant des secteurs économiques d'avenir.
Risques et échecs
À une question adressée par Jacques Parent, de Groupe-conseil TDA, le grand homme au charisme si frappant s'est attardé aux risques qu'un entrepreneur aura à prendre un jour ou l'autre, malgré l'échec toujours possible. Il a encouragé les gens à foncer et si échec il doit y avoir, ce que personne ne se souhaite, a-t-il dit, il faudra voir à le transformer en un nouvel élan pour leur entreprise.
«Digérer un échec, ça fait partie de l'entrepreneur, mais il faut faire en sorte de ressortir plus fort», a-t-il souligné. À ce sujet, il a cité en exemple le groupe Jean Coutu, qui a pris le risque d'une expansion aux États-Unis, mais n'a pas connu le succès escompté. De ce grand homme d'affaires qu'est Jean Coutu, Pierre Karl Péladeau dira d'ailleurs qu'il est son modèle vivant.
Son défunt père demeure le grand modèle de sa vie et il l'inspire chaque jour. «Il ne m'a jamais dit quoi faire, mais je l'ai eu en exemple», a confié le président et chef de la direction de Québecor. Si lui-même peut être un modèle pour de jeunes hommes et jeunes femmes, c'est bien tant mieux, avoue-t-il.