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Une épave refait surface 50 ans plus tard, en face de Lévis 0

Ce navire a coulé le 16 mai 1962 causant la mort de trois personnes.

Photo:Courtoisie

Ce navire a coulé le 16 mai 1962 causant la mort de trois personnes.

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Les récents échosondages effectués par le Service hydrographique du Canada, en face de Québec, ont révélé la présence de plusieurs épaves, dont celle de la Manseau 101, près du Pont Pierre-Laporte et celle du Lady Grey, à la hauteur de Beauport. À l’origine de l’identification de l’épave de la Manseau 101, le chasseur d’épaves rimouskois, Samuel Côté, nous dévoile maintenant la présence de l’épave du navire Argenteuil, en face de Lévis (nord-ouest du quai de finition du chantier Davie). Ce navire a coulé le 16 mai 1962 causant la perte de trois personnes. D’une longueur de 92 pieds, l’épave de cet ancien baliseur se trouve dans une profondeur d’environ 60 pieds.

Ignoré du grand public, ce naufrage est connu par seulement un nombre restreint de personnes gravitant autour du domaine maritime, dont quelques pilotes du Saint-Laurent. Grâce à l’image acoustique de l’épave fournie par le Service hydrographique du Canada, Samuel a pu associer cette dernière à des données historiques (dimensions, photos, cartes marines et témoignages) et confirmer qu’il s’agissait bel et bien de l’épave de l’Argenteuil.

L’Argenteuil a été construit en 1916 aux Chantiers Maritimes du Gouvernement fédéral à Saint-Joseph-de-Sorel pour le ministère de la Marine et des Pêcheries. En 1960, le gouvernement fédéral vend le baliseur à Theode Robidoux. Un an plus tard, il devient la propriété de Roland Hovington, de Tadoussac. Ce dernier le transforme alors en cargo. Tôt le matin du 16 mai 1962, l’Argenteuil coule rapidement suite au déplacement de sa cargaison sur le pont. Le capitaine Roland Hovington, son fils Normand et Georges Ouellet périssent lors du naufrage. La femme du capitaine et le marin Paul-Henri Nicolas ont été récupérés par l’équipage d’une goélette. Samuel a retracé l’un des deux survivants, soit Paul-Henri Nicolas. L’octogénaire a affirmé que les corps des trois victimes avaient été repêchés quelques jours après le naufrage. À l’époque, on avait installé une bouée au-dessus de l’épave, mais comme celle-ci ne représentait pas un obstacle à la navigation, les autorités décidèrent de la retirer.

Samuel tient à remercier les nombreuses personnes qui ont collaboré à cette identification. Le chasseur d’épaves a dernièrement participé à l’émission Découverte sur les ondes de Radio-Canada. Il était question des épaves du Saint-Laurent. Auteur du livre « Les naufrages du Québec au XXe siècle », il sera présent au Salon du livre de Rimouski les 3 et 4 novembre prochain.

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