Actualités

Des rencontres pour améliorer l'image du gaz de shale 0

journaliste, Québecor Média

Par Mélanie Labrecque

Le président de Questerre Energy Michael Binnion (photo: Mélanie Labrecque)

Le président de Questerre Energy Michael Binnion (photo: Mélanie Labrecque)

Pour tenter d'améliorer son image sociale, l'entreprise albertaine Questerre Energy mise sur les rencontres avec la population. Le président de l'entreprise, Michael Binnion estime que c'est en ayant un contact fréquent avec les populations concernées par les forages que l'industrie se fera une meilleure image.

Il explique que les puits ne sont pas forés dans les villes comme Montréal et Québec, mais dans de petites communautés. Il privilégie les rencontres avec les gens de ces communautés et avec les élus. «Lorsque nous rencontrons les citoyens de villages comme Saint-Édouard et des élus, nous répondons à leurs questions et nous leur donnons de l'information sur nos activités», a expliqué M. Binnion.

Il reconnaît toutefois l'importance des groupes de pression. «Ces gens peuvent influencer l'opinion publique. Nous sommes conscients des impacts que peut avoir notre industrie. Elle comporte des aspects négatifs, mais aussi des aspects positifs». Il explique que c'est dans le but de démystifier tous ces aspects qu'il a lancé un blogue d'information.

À savoir s'il ne l'utilisera pas pour ne montrer que le beau côté de la médaille, il explique que malgré l'opinion publique l'industrie est en mesure de donner de l'information sur l'industrie. «Nous sommes une entreprise cotée en bourse. Nous nous devons de donner de l'information exacte. Si ce n'est pas le cas, nous devrons faire face aux conséquences».

Émanations de gaz

Michael Binnion ne s'inquiète pas des émanations de gaz enregistrées sur certains puits. «C'est un phénomène naturel d'évacuation. Ce sont les fuites qu'il faut surveiller de près. Selon le volume et la pression enregistrés, nous allons prendre les mesures nécessaires pour la boucher».

Il indique que des inspections mensuelles sont réalisées sur chacun des puits. Un rapport annuel est envoyé au gouvernement sur la situation de chacun des puits. «Actuellement, les puits au Québec ne sont pas dans une phase de production. Nous les inspectons régulièrement pour nous assurer qu'il n'y a pas de problème. Lorsque le puits est en phase de production, les inspections se font beaucoup plus souvent».

L'avenir

L'industrie du gaz de shale en est à ses premiers balbutiements au Québec. Le potentiel d'exploitation du gaz des basses terres du Saint-Laurent n'est pas encore connu.

Actuellement, l'industrie s'affaire à déterminer s'il y a oui ou non une quantité de gaz suffisamment importante pour l'exploitation. Dans l'avenir, lorsque tous ces facteurs seront connus, certains joueurs seront peut-être absorbés par d'autres, estime M. Binnion. «Pour l'instant, tant qu'on n'aura pas une image complète du potentiel du sous-sol québécois, les entreprises ne bougeront pas», a-t-il conclu.