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Rabaska semble condamné à demeurer en veilleuse 0

journaliste, Québecor Média

Par Pierre Duquet

André L Écuyer, président du groupe Rabaska. Photo: Pierre Duquet

Pierre Duquet

André L Écuyer, président du groupe Rabaska. Photo: Pierre Duquet

La surprenante déclaration de Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, voulant que le projet Rabaska avait de moins en moins de chance de se réaliser a réjoui les opposants et embarrassé ses promoteurs.

La ministre Normandeau a déclaré que les conditions du marché n'étaient pas propices au développement d'un projet comme celui de Rabaska et qu'on ne voyait pas quand elles le seraient. Elle estime que les chances de voir se réaliser ce projet «sont bien minces sinon nulles». Cette déclaration pour le moins étonnante venant du gouvernement ne semble pas avoir ébranlé les convictions du président du groupe Rabaska André L'Écuyer.

«Les conditions du marché ne sont pas propices, c'est certain, a admis M. L'Écuyer, mais on croit que le marché va se rétablir et que le projet va redevenir intéressant.» Ce dernier ne croit pas que le projet est mort et enterré, comme l'affirment ces opposants et, de façon moins catégorique, Mme Normandeau.

Le président de Rabaska rappelle que le groupe a investi près de 10 M$ en 2010 pour compléter les achats d'une quinzaine de propriétés dans la zone désignée, comme quoi son groupe croyait toujours en ce projet, a-t-il ajouté. «On ne fera pas le projet si on n'a pas une entente à long terme avec quelqu'un qui va venir livrer du gaz chez Rabaska», a tout de même précisé M. L'Écuyer tout en affirmant que les négociations avaient toujours cours avec d'autres groupes que le consortium russe Gazprom.

Le gals a sonné

De son côté, Jacques Levasseur, porte-parole de l'Association préservation et protection de l'environnement de Lévis (APPEL), croit que le glas a sonné pour ce projet. «Ces gens-là [groupe Rabaska] doivent diriger leur pilule et s'adapter à la réalité économique, ce que Mme Normandeau fait.»

M. Levasseur dit espérer que cette déclaration de la ministre va mettre un peu de pression sur Gaz Métro, l'un des partenaires Rabaska, pour tourner la page. Il se demande également ce que la Ville de Lévis entend faire maintenant. «Qu'est-ce que la Ville de Lévis va faire avec l'absence de revenus sur ces terrains-là pendant 10 ou 25 ans?»

C'est là l'une des questions que les gens de l'APPEL entendent pauser au conseil municipal prochainement.