Quatre étudiants de l'UQAR permettent à des villageois d'avoir de l'eau potable 0
Le chantier du réservoir de collecte au village, la tranchée pour le passage des tuyaux et l'installation des panneaux solaires, a nécessité une centaine d'ouvriers.
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Quatre étudiants en génie de l'Université du Québec à Rimouski ont participé avec succès à un grand projet humanitaire au Rwanda, «Accès Eau Runyinia».
Après une année de travail de conception en génie mécanique et électrique, un village de ce pays d'Afrique, Runyinya, près de la frontière avec le Burundi, et ses 4 200 habitants, ont eu l'accès à l'eau potable.
Ces étudiants Sylvain Bessac et Yann Duret, de la France, Tony Fichora et Yannick Januel, de l'Île de la Réunion, ont débuté leur projet en septembre 2009 quand le groupe s'est joint aux ingénieurs d'ISFQ (Ingénieur Sans Frontière Québec).
«Avant notre intervention en juillet 2010, aucun point d'eau n'existait dans le village. Les habitants passaient trois heures par jour à aller récupérer l'eau nécessaire à leurs besoins, à une source située à 1,5 km de Runyinya. La distance paraît courte. Sur le terrain, la réalité est différente. Le village est situé sur une colline. La pente qui conduit à la source est de 30 %, ce qui accroît la difficulté d'acheminement», relate le porte-parole du groupe, Tony Fichora.
Au bas de la vallée, un réservoir a été construit pour collecter l'eau de la source, pendant la nuit. Le jour, une pompe placée dans le réservoir, alimentée par les panneaux solaires, dirige cette eau dans les réservoirs de distribution situés en haut, au village. Durant la journée, un système de dérivation permet de toujours rendre disponible l'arrivée d'eau à la source.
100 ouvriers
«En plus du travail de conception réalisé tout au long de l'année, il a fallu rechercher du financement, faire des soupers spaghetti, des soirées diverses, puis les vaccinations, l'organisation de l'hébergement et du transport. Sur place, il a fallu coordonner les travaux et mettre en place la logistique autour du projet», poursuit Tony Fichora.
Au village, le groupe a recruté des ouvriers, charpentiers, ferrailleurs et maçons. «La communication n'a pas toujours facile, mais Jean Kamenzi, investigateur du projet, Canadien et originaire du village, a assuré la logistique. Entre la source et la route, il y a 1 km, avec 100 m de dénivelé. Le sable, les pierres, tout est transporté sur la tête des hommes et des femmes, lesquelles portent souvent leur bébé sur le dos. Simultanément, il y a le réservoir de collecte au village, la tranchée pour le passage des tuyaux et l'installation des panneaux solaires qui sont en chantier qui totalise une centaine d'ouvriers.
S'il y a maintenant de l'eau à Runiynya, il reste à finaliser le système de dérivation, assurer la formation adéquate des responsables et faire la passation au comité de gestion de l'eau local qui s'est mis en place. L'automne dernier, un groupe d'ISFQ devait aller compléter cette nouvelle phase.
