Gaz de schiste: l'AREQ réclame un moratoire 0
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L'Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) joint sa voix à celle de milliers de citoyens et aux groupes écologistes qui ont exprimé leurs vives inquiétudes dans le dossier du gaz de schiste.
Elle réclame donc un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste au Québec jusqu'à l'adoption d'un cadre réglementaire et d'études fiables concernant l'exploitation de la filière gazière.
Manque d'information et improvisation
Comme bon nombre de citoyens, les membres de l'AREQ, particulièrement ceux qui habitent le long de la vallée du Saint-Laurent, se disent préoccupés par le manque d'information et l'improvisation de la part des autorités gouvernementales dans le dossier du gaz de schiste. Ils ne sont aucunement rassurés par les séances d'information publiques organisées à la va-vite par l'industrie et par le mandat limité accordé au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
« Avant d'aller plus loin, nous voulons obtenir des réponses claires à nos questions légitimes. Les ressources naturelles du Québec appartiennent aux Québécois. Il n'est pas question de les brader à des intérêts privés. Nous voulons aussi avoir notre mot à dire sur l'exploitation de ces ressources, qui pourrait avoir un impact direct sur la vie et la santé de milliers de personnes », a souligné la présidente de l'AREQ du secteur de Matane, Jocelyne Gauthier.
Une résolution en ce sens a été adoptée à l'unanimité par les élus de l'Association provenant de toutes les régions du Québec, qui participaient au Conseil national de l'AREQ, à Rivière-du-Loup. À cette occasion, l'AREQ a reçu comme conférencier André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.
