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Le vélo électrique devient de plus en plus populaire 0

Par Ghislain Allard

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Avec la montée du prix de l'essence, plusieurs cherchent une alternative à l'automobile. Dans ce sens, le vélo électrique, très utilisé en Asie, devient ici de plus en plus populaire.

En fait, il s'agit d'une bicyclette à assistance électrique. Elle est munie d'un moteur d'une puissance maximale de 500 watts. Elle peut rouler jusqu'à 32 km/h sans trop d'efforts. Son autonomie se situe entre 40 et 60 kilomètres.

« Nous en vendons depuis une dizaine d'années à Sherbrooke. Mais, depuis cinq ans, nos ventes connaissent une croissance constante. Depuis un mois, nous en avons vendu près d'une quarantaine et le gros de la saison n'est pas encore arrivé », confirme André Gingras, propriétaire de l'entreprise Les Bicyclettes Gingras.

Selon lui, le vélo électrique est de plus en plus prisé pour des déplacements domicile-travail par toutes les couches sociales. Il permet d'arriver sur son lieu de travail sans traces d'efforts (sueur...) et de rejoindre son domicile après sa journée de travail. Le fait d'emprunter les aménagements cyclables permet par ailleurs d'éviter les bouchons aux heures de pointe.

« Avec l'augmentation du prix de l'essence depuis deux ans, il y a beaucoup de gens qui se tournent vers une alternative à l'automobile. Avec une bicyclette à assistance électrique, le coût de l'énergie est d'environ 0,10 $ par jour. Il y a vraiment une grande différence avec l'essence », souligne M. Gingras.

Les baby-boomers aussi se tournent de plus en plus vers le vélo électrique. « Il y a plusieurs médecins qui recommandent la bicyclette électrique aux gens plus âgés qui n'ont plus les capacités de faire du vélo traditionnel », soutient-il.

Une bicyclette à assistance électrique de qualité coûte entre 1000 $ et 1500 $. « Les gens doivent éviter les moteurs à 200 ou à 250 watts. Ça ne vaut vraiment pas la peine. Ils doivent acheter un vélo muni d'un moteur de 400 à 500 watts », insiste André Gingras.

La personne désirant acquérir une telle bicyclette doit aussi s'assurer que des pièces de rechange sont facilement disponibles sur le marché.

Le casque à vélo obligatoire

Les cyclistes qui utilisent le vélo à assistance électrique doivent se conformer à certaines règles spécifiques. Entre autres, contrairement à la bicyclette traditionnelle, le port du casque est obligatoire.

Le vélo électrique possède un guidon et est équipé de pédales. Il est conçu pour rouler sur au plus trois roues en contact avec le sol. Il peut être propulsé par l'effort musculaire. Il est muni d'un moteur électrique (et non à essence) ne dépassant pas 500 watts.

Il est permis de circuler sur la voie publique avec un vélo à assistance électrique. Le conducteur de ce véhicule doit être âgé de 14 ans ou plus et porter un casque de vélo. S'il est âgé de moins de 18 ans, être titulaire soit d'un permis autorisant la conduite d'un cyclomoteur, soit d'un permis probatoire autorisant la conduite d'un véhicule de promenade ou la conduite d'une motocyclette. Cependant, si le conducteur est âgé de 18 ans ou plus, il peut conduire un vélo à assistance électrique sans être titulaire d'aucun permis.

Le conducteur de vélo assisté peut utiliser le réseau routier en respectant les règles de circulation qui s'appliquent aux cyclistes. Il a toutefois le choix d'utiliser ou non une voie cyclable, ce qui n'est pas le cas du cycliste traditionnel qui est obligé d'utiliser une telle voie si le chemin public en comporte une.

L'équipement du vélo à assistance électrique doit être conforme aux exigences de la Loi sur la sécurité automobile et du Code de la sécurité routière, notamment en ce qui concerne les réflecteurs requis. Le vélo doit être muni de l'étiquette apposée par le fabricant.

Ces mesures de sécurité sont nécessaires, car ce véhicule peut atteindre des vitesses moyennes supérieures à celles que peut atteindre le vélo traditionnel.