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Mine Jeffrey retient son souffle 0

Nathalie Hurdle et Sophie Marais
Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey à Asbestos./NATHALIE HURDLE /LES ACTUALITÉS/AGENCE QMI               Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey à Asbestos.COURTOISIE/LES ACTUALITÉS/AGENCE QMI

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Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey à Asbestos./NATHALIE HURDLE /LES ACTUALITÉS/AGENCE QMI Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey à Asbestos.COURTOISIE/LES ACTUALITÉS/AGENCE QMI

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Au cours des dernières semaines, les antiamiante ont réussi à capter l'attention de plusieurs médias afin de décrier les dangers de l'amiante. Pendant ce temps, à Asbestos, Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey, travaille d'arrache-pied pour permettre à la mine souterraine de voir le jour.

Pour concrétiser le projet, M. Coulombe a toutefois besoin d'une garantie de prêt de 58 M $ du gouvernement du Québec. À Asbestos et dans la région, la réponse, qui devrait tomber d'ici quelques semaines, est très attendue.

Avec toute la presse négative véhiculée autour de ce minerai, M. Coulombe mentionnait sur les ondes de la radio locale « ça nous nuit, c'est certain, pas juste dans nos relations avec le gouvernement, mais avec nos fournisseurs, nos banquiers et ça entache notre réputation. Ça commence à m'inquiéter, car des pages entières sont publiées et celles-ci nous décrivent comme des criminels. »

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le nombre de décès relié à l'amiante à 100 000 morts partout à travers le monde. Irrité de voir ce chiffre utilisé régulièrement par les détracteurs de l'amiante, M. Coulombe a souvent pressé l'OMS de lui expliquer comment il pouvait être possible d'arriver à ce chiffre. « Il n'ont jamais été capable de le faire », a-t-il dit.

Récupération politique

Le 2 mars dernier, Amir Khadir, député solidaire de Mercier, déclarait que le projet de Balcorp serait dans un cul-de-sac financier. « Ces renseignements, de source crédible, expliquent probablement pourquoi l'entente entre Balcorp et le gouvernement n'est toujours pas concrétisée presque deux ans après l'annonce du projet, analyse l'élu solidaire. Déjà, le gouvernement a reporté l'échéance accordée au groupe à plusieurs reprises au groupe et rien n'aboutit. Clairement, quelque chose cloche avec ce projet. Il ne tient pas la route. »

Monsieur Yvon Vallières, Député de Richmond et Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne considère ces déclarations incendiaires et estime que les propos dernièrement tenus par les partis s'opposant au projet « manquent de nuances et relèvent de la démagogie. Le dossier de l'impopulaire chrysotile semble donner à certains politiciens méconnaissant le dossier une visibilité et une crédibilité. » Le dossier suit son cours et le gouvernement libéral analyse toujours le dossier de relance de mine Jeffrey selon deux critères essentiels : la viabilité économique du projet et l'utilisation sécuritaire du produit. « Le gouvernement doit prendre une décision éclairée et responsable, tout en demeurant lucide au travers de tout ce qu'on entend sur le sujet. Nous devons garder la tête froide et nous assurer que ce dossier est bien attaché avant de rendre une décision », ajoute le ministre, qui a récemment rappelé l'importance à Monsieur Sam Hamad, Ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, de traiter cette demande le plus rapidement possible.

Projet de la mine souterraine

M. Coulombe mentionne qu'actuellement, la balle n'est pas encore dans le camp du gouvernement, mais bien de son côté, dans le projet de concrétisation de la mine souterraine. « Tout va bien avec le gouvernement. On achève de leur fournir la documentation nécessaire. On dirait que les antiamiante savent ça. »

Il explique les longueurs dans le dossier par différentes raisons, notamment des recherches de partenaires combinées à des négociations parfois ardues entre les différents partis. « M. Charest nous impose des conditions, des vérifications et tout est fait selon les règles du jeu. »

Actuellement, une centaine de personnes travaillent à la mine. Elles s'affairent à finir la construction de la mine souterraine. « Ça avance tout le temps, en espérant une réponse favorable du gouvernement bientôt. Dès cette annonce, on pourra accélérer nos embauches et notre production. »