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Grève étudiante : une facture de plus de 100 000 $ à la Ville de Sherbrooke 0

Par Ghislain Allard

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SHERBROOKE - 

La grève étudiante coûte cher aux contribuables sherbrookois, surtout du côté du temps supplémentaire chez les policiers. Il y a deux semaines, la facture s’élevait déjà à plus de 100 000 $.

« Cette fois, la facture est vraiment salée. Ce conflit nous coûte de plus en plus cher », déplore Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke.

Selon lui, outre le temps supplémentaire chez les policiers, les actes de vandalisme font gonfler les coûts liés à ce conflit opposant les étudiants au gouvernement du Québec. « Par exemple, il y a un coût pour nettoyer les dégâts occasionnés par les ballons remplis de peinture rouge lancés dans la nuit de mercredi à jeudi sur l’hôtel de ville », soutient le maire.

La Ville de Sherbrooke envisage par ailleurs la possibilité de diriger une demande de compensation vers le gouvernement du Québec afin de couvrir, du moins en partie, les coûts liés à la grève étudiante.

« Par contre, nous savons que, d’un point de vue historique, ce sont les municipalités qui doivent assumer ce genre de dépenses. À l’époque de Jean Perrault, nous avons fait de telles demandes de remboursement. On nous répondait toujours la même chose en nous disant que ces dépenses faisaient partie de nos responsabilités », souligne le maire Sévigny.

En fait, la Ville de Sherbrooke suivra de près la demande de remboursement initiée par la Ville de Montréal. « Le maire Gérald Tremblay a déposé une demande à Québec pour obtenir une certaine indemnisation. Si jamais un chèque est expédié aux autorités municipales de Montréal, vous pouvez être assurés que notre demande de remboursement sera acheminée à Québec très rapidement », ajoute Bernard Sévigny.

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