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Élections 2012

Campagne électorale dans Sherbrooke : renfort de taille pour l’épouse de Jean Charest 0

Par Maryse Mathieu

Michèle Dionne, la femme de Jean Charest et Jean Perreault, l’ancien maire de Sherbrooke.

PHOTO Maryse Mathieu

Michèle Dionne, la femme de Jean Charest et Jean Perreault, l’ancien maire de Sherbrooke.

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SHERBROOKE - 

L’épouse du premier ministre Jean Charest, Michèle Dionne, qui a toujours fait campagne pour son mari dans son comté, se dit comblée d’être maintenant accompagnée dans sa croisade par l’ex-maire de Sherbrooke, Jean Perrault. Malgré les attaques proférées envers le gouvernement libéral, le duo déclare que c’est facile de présenter tout ce que M. Charest a fait pour sa région et la province depuis 28 ans. Une lutte serrée? « On ne le voit pas », disent-ils.

Dans la rue, on l’appelle « M. Sherbrooke ». Elle, « Michou ». La population sherbrookoise a indéniablement établi une relation de proximité avec les deux personnages à travers les années. Celui qui a été maire de la ville de 1994 à 2009 témoigne : « Je la présente toujours Madame Dionne et les gens l’appellent Michou! », s’étonne M. Perrault. « C’est notre cinquième campagne électorale et les gens me connaissent », raconte Mme Dionne. « C’est facile une campagne d’été, car les gens sont relax et dehors. C’est plus convivial et il y a plein de festivals pour rencontrer la population. Ça me fait penser à la campagne de 1984 », ajoute-t-elle.

Rencontré lors d’une pause au Parc des Quatre-Pins à Sherbrooke, au bord de la rivière Magog, le duo expérimenté à représenter Jean Charest a répondu tout de go aux récentes accusations où le premier ministre aurait interrompu une filature de l’ex-dirigeant de la FTQ-Construction, Eddy Brandone. « C’est épouvantable, cette histoire! », lance son épouse. « Déplorable! », renchérit M. Perrault qui s’est mis à énumérer une série de projets qui, selon lui, n’auraient jamais vu jour sans un premier ministre dans la région.

« Le nouveau Palais des sports, le Complexe Sportif Thibault GM, le Centre de technologies avancées BRP à l’Université de Sherbrooke, la Cité des Rivières (…) se sont réalisés parce que Jean Charest les a appuyés. C’était essentiel pour que le gouvernement fédéral investisse par la suite », défend M. Perrault. « J’ai été témoin aussi de sa volonté de ne pas fermer l’Hôtel-Dieu. 112 M$ y ont été investis. N’en déplaise à Dr Hébert, la faculté de médecine était vouée à la fermeture! », nargue M. Perrault à l’endroit du Dr Réjean Hébert, candidat-vedette dans Saint-François, comté touchant la ville de Sherbrooke où y a régné la ministre Monique Gagnon Tremblay pendant 27 ans.

Confiants

Entre la caravane du premier ministre et trois jours par semaine à Sherbrooke, Mme Dionne avoue que l’accueil est exceptionnel dans son patelin. « J’aime ça parler de mon mari! Nos racines sont ici », exprime avec grande émotion la plus fidèle fan de Jean Charest. Avec quelques larmes trahissant son amour envers l’élu de son coeur, Mme Dionne confie combien le couple est heureux lorsque la caravane prend la route vers Sherbrooke. « J’ai toujours cette émotion avec ce souvenir », révèle-t-elle.

Confiant que la crise étudiante va se régler, Jean Perrault tient à rappeler que le candidat péquiste dans Sherbrooke, l’ex-député bloquiste Serge Cardin, avait été défait à ses dernières élections même si les sondages prévoyaient une victoire avec 10 000 voix de majorité.

 

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