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Dare s’en prend à une petite chocolaterie 0

Par Éliane Thibault

François Paradis est copropriétaire de Choco-là avec sa conjointe Jouhaïnna Lebel.

Photo PIER-YVES CARBONNEAU VALADE

François Paradis est copropriétaire de Choco-là avec sa conjointe Jouhaïnna Lebel.

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Aussi savoureuse soit-elle, une friandise confectionnée dans une chocolaterie artisanale de Sherbrooke a attiré les foudres d’une grande compagnie. Le « Ouipette Deluxe » n’a pas plu à Dare Food.

Le biscuit, sablé pur beurre recouvert de chocolat, de caramel et de guimauve, se voulait être un hommage au traditionnel Whippet. Mais, devant la mise en demeure intentée par Dare Food, l’entreprise Choco-là l’a finalement rebaptisé « la Pouffette ».

« Tout ce qu’on voulait, c’était de faire une référence au Whippet. Je crois que ce que Dare n’a pas aimé, c’est qu’on ajoute le mot deluxe », raconte François Paradis, copropriétaire de Choco-là avec sa conjointe Jouhaïnna Lebel.

Les propriétaires avaient 15 jours pour changer le nom du produit et modifier les menus, étiquettes et le site Internet où il apparaissait. Les modifications ont coûté quelque 3000 $.

Selon François Paradis, Dare a probablement remarqué le Ouipette à la suite d’articles publiés dans certains médias nationaux.

« Nous sommes quand même chanceux parce qu’avant Noël, je devais faire imprimer 10 000 boîtes qui ressemblaient à celle des Whippets. Finalement, je n’avais pas eu le temps de les faire… Une chance », laisse tomber M. Paradis.

Dans la foulée de ces modifications, François Paradis mentionne avoir aussi changé le nom de sa friandise nommée « Turtles ». « Je n’attendrai pas que Nestlé m’expédie eux aussi une mise en demeure », mentionne-t-il en ajoutant que l’idée de revisiter les classiques tel le Jos Louis et autres petits gâteaux a du même coup été abandonnée.

Bien qu’au départ les propriétaires de Choco-là ne voulaient pas ébruiter cette histoire, ils constatent qu’un élan de sympathie s’est développé à leur égard à la grandeur du Québec. Les clients affluent afin de goûter ce biscuit hors norme.

La situation n’est pas sans rappeler celle qu’à connu les produits L’Oasis d’Olivia. L’histoire avait été dévoilée en avril dernier alors que la propriétaire de l’entreprise se battait depuis les cinq dernières années contre la compagnie Lassonde, propriétaire de la marque de jus Oasis.

 

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