Actualités Politique

Conflit étudiant : Marois réplique 0

 Ghislain Plourde et Mathieu Courchesne

Pauline Marois a présenté son plan pour l'enseignement supérieur en compagnie de Léo Bureau-Blouin et des autres candidats lavallois, jeudi matin.

Photo Alarie Photos

Pauline Marois a présenté son plan pour l'enseignement supérieur en compagnie de Léo Bureau-Blouin et des autres candidats lavallois, jeudi matin.

Toutes vos nouvelles locales

LAVAL - 

Pauline Marois a répliqué aux attaques de Jean Charest sur le conflit étudiant, jeudi matin à Laval, en affirmant que «l’obsession» du chef libéral sur la question arrive trop tard.

 

Au cours d’un point de presse dans la circonscription de Laval-des-Rapides, Pauline Marois a notamment reproché à son adversaire d’avoir donné le ton à une campagne négative dès le déclenchement des hostilités.

La chef péquiste était entourée de ses six candidats pour la région de Laval, y compris Léo Bureau-Blouin, candidat dans Laval-des-Rapides et ancien président de la FECQ.

«M. Charest semble faire du conflit étudiant une obsession, a-t-elle affirmé. Il aurait dû en faire une obsession avant et régler la question. On sait bien qu’il parle encore une fois de cette question pour éviter de parler de son bilan désastreux et de la Commission Charbonneau.»

La chef péquiste a confirmé son engagement d’annuler la hausse des droits de scolarité annoncée par les Libéraux dans les 100 premiers jours de son éventuel règne.

Selon Pauline Marois, le problème de sous-financement des universités n’est pas un problème de frais de scolarité, mais plutôt un problème de mauvaise gestion.

La chef péquiste a souligné que l’investissement moyen par étudiant au Québec serait de 29 242 $, tandis qu’il serait de 26 383 $ en Ontario.

Questionné sur le fait que la position du Parti québécois diffère tout de même de celle présentée par la FECQ au cours du printemps, Léo Bureau-Blouin a souligné qu’il était prêt au compromis.

«Je suis un homme de compromis, pas un dogmatique, a-t-il soutenu. La tenue du sommet sur l’éducation ira bien au-delà de la simple question du gel et du dégel.»

«Je passe de la parole aux actes pour dénouer la crise», ajoutait le jeune candidat sur Twitter quelques instants plus tard.

Mme Marois a également confirmé son intention d’abroger la loi 78 qui encadre notamment le droit de manifester, une loi qu’elle a d’ailleurs qualifiée «d’ignoble».

Elle s’engage à tenir un sommet sur l’éducation. Le tiers des sièges de ce sommet sera réservé aux étudiants, a indiqué Léo Bureau-Blouin.

 

Commentaires des lecteurs »

En ajoutant un commentaire sur le site, vous acceptez nos termes et conditions et nos nétiquettes.