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Investissement de 58 M$ et 50 nouveaux emplois chez Messier-Dowty à Mirabel 0

Par Henri Prévost

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C’est une somme de 58 M$ que Messier-Dowty prévoit investir dans son usine de trains d’atterrissage de Mirabel, où une cinquantaine d’emplois supplémentaires devraient être créés d’ici trois ans.

Officiellement annoncé lundi en conférence de presse, cet ambitieux projet était déjà connu puisque les travaux d’agrandissement de l’usine, dont la superficie augmentera de 50 %, ont été entrepris au début de l’hiver.

L’événement a toutefois permis de chiffrer l’ampleur de l’investissement, qui comprend aussi l’acquisition d’équipements sophistiqués dont l’installation s’échelonnera sur quelques années.

7,4 M$ de Québec

Le ministre québécois du Développement économique, Sam Hamad, a en outre profité de l’occasion pour annoncer que Québec soutiendra ce projet par une «contribution non remboursable» de 7,4 M$.

M. Hamad a rappelé l’importance de l’industrie aéronautique pour le Québec, se réjouissant d’ailleurs de la hausse de plus de 6 % du nombre d’emplois et du chiffre d’affaires dans ce secteur économique l’an dernier.

Le ministre a remercié Messier-Dowty, filiale de la multinationale française Groupe Safran, d’avoir choisi l’usine de Mirabel pour réaliser cette importante expansion, plutôt qu’une des ses autres installations ailleurs dans le monde.

L’usine mirabelloise fabrique les pièces de structure principales des trains d’atterrissage pour les gros avions Airbus 320, 340, 350 et 380, ainsi que le Boeing 787. L’accélération de la cadence de production de ces géants du ciel forçait Messier Dowty à se doter de moyens pour répondre à cette demande croissante.

«Microclimat de dynamisme»

Déléguée du Groupe Safran au Canada, Hélène Séguinotte a fait remarquer que ce projet témoigne d’un partenariat qui dure depuis l’ouverture de l’usine en bordure de l’autoroute 15, il y a 21 ans. Elle a évoqué le «territoire fertile en qualité de main-d’œuvre» qu’est la région de Montréal, ainsi que le «microclimat de dynamisme» dans l’industrie aéronautique québécoise.

Avec l’ajout prévu de nouveaux travailleurs, l’usine de Mirabel emploiera près de 300 personnes. Le cycle de fabrication de l’élément principal d’un seul train d’atterrissage s’échelonne sur 17 semaines, a indiqué le directeur de l’usine, Stéphane Salvignol. Quand on sait que ces structures d’acier relativement petites doivent soutenir des avions qui pèsent 165 tonnes, on comprend tout le soin qu’il faut consacrer à leur fabrication!

 

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