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Hôpital de Saint-Jérôme

Un robot au service des pharmaciens 0

Par Jean-Patrice Desjardins

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SAINT-JÉRÔME - 

Avec l’achat de cabinets de médicaments, le CSSS de Saint-Jérôme a complété l’informatisation et la robotisation de son système de distribution des médicaments. Un système qui permet de sauver du temps, sans sacrifier la sécurité des patients.

Depuis deux ans, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Saint-Jérôme vit un virage technologique avec le projet SARDM (Systèmes automatisés et robotisés pour la distribution des médicaments).

De la prescription du médecin à la bouche du patient, on a complètement réorganisé le système de distribution des médicaments. À Saint-Jérôme, on a maintenant atteint la conformité aux normes depuis mai 2013, ce qui fait de cet hôpital régional l’un des plus avancés au Québec dans ce domaine.

On a mis en place un nouveau système informatique en pharmacie, une gigantesque ensacheuse pour préparer les médicaments en dose unique, des cabinets automatisés et des chariots qui se rendent vers les unités de soins. La Fondation de l’hôpital a contribué pour environ 200 000 $ à l’achat de ces équipements.

Les avantages

« On observe qu’il y a moins de délais dans la distribution. Les médicaments sont plus proches des patients et à partir de l’autorisation du pharmacien, les étapes de distribution sont plus sécurisées », explique la chef du département de pharmacie à l’hôpital, Sylvie Côté.

Pour celle qui dirige le département depuis huit ans, il était important que la partie professionnelle de la distribution des médicaments soit préservée. « On ne peut déléguer le travail de validation du pharmacien. Lorsque ce dernier enfonce le dernier bouton de l’ordinateur, le processus automatisé s’enclenche. Les petits sachets sont remplis de médicaments par l’ensacheuse, qui produit aussi les étiquettes. »

Le procédé permettrait de réduire davantage les erreurs dans le circuit du médicament. Et certaines tâches traditionnelles du pharmacien sont déléguées. « On ne peut plus dire que les pharmaciens sont là pour compter les pilules. En déléguant ce travail au système robotisé, ils ont plus de temps pour faire du travail clinique », ajoute Sylvie Côté, qui cumule 27 ans d’expérience à l’hôpital de Saint-Jérôme.

La robotisation apporte plus de contrôle pour les 1200 ordonnances traitées chaque jour à l’hôpital par ses 15 pharmaciens et 30 assistants techniques.

Sur les étages

Une fois mis en sachets, les médicaments sont placés dans des chariots vers les étages, dans des compartiments barrés et identifiés aux patients. Sur les étages, on entrepose aussi des doses d’urgence dans des « cabinets décentralisés ». Ici encore, la gestion se fait en réseau.

L’infirmière qui fait la tournée des chambres reçoit sa feuille de route sur laquelle les doses sont indiquées. Elle se déplacera avec des chariots électroniques, sécurisés par un système de cartes magnétiques.

Un procédé compliqué? « Pas vraiment. C’est même moins de travail, et les directives sont plus claires pour la gestion des médicaments », explique Hélène Nadeau, infirmière à l’étage de cardiologie.

L’hôpital, qui gère un budget annuel de 15 M$ en médicaments, fera peut-être des économies, car le nouveau système permet de « recycler » certains médicaments non utilisés, s’ils reviennent dans leur emballage.

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