Le territoire de Mirabel comprend 3,3 % de milieux humides 0
Une vue aérienne d une partie du territoire de Mirabel, où des milieux humides côtoient l aéroport.
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Une portion de 3,3 % du territoire de la ville de Mirabel est constituée de milieux humides dont il est important de tenir compte dans le cadre des projets de développement.
C'est ce qu'a permis de déterminer la cartographie des milieux humides de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) réalisée par l'organisme Canards Illimités grâce au soutien financier de plusieurs partenaires, dont le ministère québécois du Développement durable.
À Mirabel, ces zones sensibles totalisent près de 1600 hectares, dont plus de la moitié sont constituées de marécages. On y dénombre 528 «complexes de milieux humides» dont la majorité ont une superficie de plus de 0,5 hectare.
Pour la MRC Thérèse-De Blainville, 279 milieux humides ont été dénombrés, ce qui représente 8,6 % du territoire. À l'échelle de la CMM, le projet a permis de cartographier plus de 11 000 milieux humides totalisant 21 000 hectares, soit environ la superficie de l'île de Laval ou celle de 36 000 terrains de football.
Pour éviter les erreurs
Canards Illimités a développé des outils de connaissance qui permettent de localiser ces zones et d'offrir à tous ceux qui ont à intervenir sur le territoire une base commune de connaissances permettant d'éviter des erreurs de planification préjudiciables à ces milieux.
Les promoteurs, les élus et les aménagistes pourront ainsi mieux les intégrer dans leurs plans de développement, éviter leur disparition et favoriser la gestion durable de ces importantes composantes environnementales.
«Cette nouvelle information et ces outils ne visent pas à soustraire les territoires au développement, mais bien à mieux le planifier, à prévoir les aménagements adaptés et à assurer un réel développement durable sur le terrain», a déclaré Bernard Filion, directeur du Québec pour CI.
«Il n'est pas trop tard pour agir, mais il faut prendre conscience que les milieux humides sont fragiles et vulnérables aux pressions», ajoute-t-il, rappelant que de 70 % à 90 % des milieux humides en zones urbaines ont disparu au Québec.
