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Gilles Salvas nommé candidat officiel du PLQ dans Richelieu, en présence de 800 partisans 0

Par Louise Grégoire-Racicot

Gilles Salvas, au centre, reçoit les félicitations du ministre Jean-Marc Fournier qui est à sa gauche et du maire Marcel Robert à sa droite (Photo: Jean-Pierre St-Martin)

Gilles Salvas, au centre, reçoit les félicitations du ministre Jean-Marc Fournier qui est à sa gauche et du maire Marcel Robert à sa droite (Photo: Jean-Pierre St-Martin)

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C'est en présence d'une foule inhabituelle de plus de 800 personnes, à la salle Jani-Ber dimanche matin, que Gilles Salvas a été choisi, sans opposition, candidat officiel du Parti libéral du Québec. Il croisera notamment le fer avec le député sortant Sylvain Simard en quête d'un quatrième mandat.

Visiblement, l'homme sait rallier et ce, même s'il lui reste à peaufiner son organisation, a-t-il dit, à augmenter encore le nombre de membres du parti et à convaincre les plus jeunes de le suivre. Mais il y avait belle lurette qu'on n'avait vu autant de partisans assister à une assemblée d'investiture, tout parti confondu. De fait, la seule autre fois fut celle de la mémorable accession de Khelfa à la candidature libérale contre trois adversaires : Jean-Jacques Poliquin, Rodrigue Lemoine et Pierre Dagenais, au Colisée Cardin en 1985. L'ex- député était d'ailleurs présent à ce brunch où il a pris la parole, tout comme le maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert et l'homme d'affaires André Lussier.

On y remarquait aussi de la députation libérale, les députés Pierre Paradis et Jean Dubuc de même que le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport responsable de la Montérégie, Jean-Marc Fournier. De la MRC, une dizaine de maires actuels et des anciens dont Réjean Théroux et Marcel Gauthier.

Leur présence a gonflé à bloc M. Salvas, qui affichait certes l'assurance certaine de l'animateur de salle qu'on lui connaît, trahi à l'occasion par le "trémolo dans la voix" des grands jours.

"Il y a déjà quelques années que je pense me présenter. Car comme maire de Saint-Robert depuis 17 ans, j'ai vu la différence entre un gouvernement libéral et un gouvernement péquiste. Le PQ a transféré des responsabilités aux municipalités sans les moyens de les réaliser. Moi je dis OUI au gouvernement Charest qui a négocié un partenariat fiscal avec les municipalités, qui a réglé la question de l'équité salariale pour les femmes, qui a permis plus de places en garderie, qui défend Kyoto, dont la priorité est la santé - j'étais là quand le ministre a remis un chèque important à l'Hôtel-Dieu".

Né dans la région, l'ayant toujours habité, y ayant travaillé et élevé ses enfants, s'étant investi dans diverses associations, travailleur, consciencieux, déterminé, optimiste de nature, il a le goût, s'est-il défini, de travailler pour ses gens. "Je me suis toujours bien entendu avec mes employeurs et mes employés. J'ai appris, grâce à mes parents, à travailler, à respecter, à avoir de la rigueur et le courage de réaliser mes ambitions. Le PLQ est un parti ouvert à tous. Il a atteint plus de 80% de ses engagements. Depuis quatre ans, on a vu des dossiers se réaliser. La politique change bien des gens mais je vous le garantis, elle ne changera pas Gilles Salvas. Je travaillerai pour et avec les gens de Richelieu pour renverser la tendance péquiste et stimuler l'économie. Je suis là pour gagner...avec votre aide!", a-t-il dit, enthousiaste et...ovationné.

En point de presse, il a avoué se donner encore quelques semaines avant d'exposer ses points de vue sur divers dossiers. Mais il sera évidemment question de développement économique et touristique, assure-t-il. "Je suis un gars de festival, vous le savez bien mais je suis conscient que ce sont là des événements importants mais qui ne durent que quelques jours. On ne peut construire notre économie là-dessus. Mais le député doit contribuer avec les outils qu'il a à développer le milieu, avec les autres" a-t-il poursuivi, refusant d'aller plus loin. "Je veux d'abord bien vérifier tous les dossiers que je commenterai avant de dire quoi que ce soit", a-t-il poursuivi, rappelant qu'il était déjà au "jour1" de sa campagne.

Un bon bilan, estime Fournier

Même s'il ne connaît pas encore la date du prochain scrutin - certains organisateurs prévoyant un aussi rapproché que le 13 avril - on connaît déjà, à l'écoute du discours du ministre Fournier, quel sera l'argumentaire des libéraux pour faire valoir leurs bons coups.

Le gouvernement, a-t-il dit, a investi 25% de plus dans la santé en quatre ans en Montérégie qu'en 35 ans avant. Il a injecté plus en éducation dans la dernière année (660M$) que le PQ en 9 ans (600M$). Car, dit-il, la prospérité du Québec se bâtit dans les écoles où désormais les enfants passent autant de temps qu'ailleurs. Où ils apprennent plus de français et mieux l'anglais. "Au PQ, on avait choisi de mettre l'argent ailleurs, pour faire déménager les entreprises d'un coin de rue à l'autre, dans un plan référendaire et un autre de 20 Milliards pour combler la chute de valeur des obligations du Québec advenant l'indépendance. Le PLQ est un parti qui donne une assurance de bonnes priorités, sans campagne référendaire dont personne ne veut, avec une cote de crédit qui s'améliore, un fonds des générations qui a été créé. On croit à l'apport des gens aux priorités locales, au travail des gens en région. Le scrutin risque de venir plus vite qu'on le pense. Il faut que vous soyez contagieux. Gilles Salvas vient de chez-vous. Et bientôt il aura une nouvelle carte d'affaire : celle de Gilles Salvas, député de Richelieu!" a-t-il conclu.

Enfin M. Salvas a précisé qu'il n'avait pas à quitter la mairie de Saint-Robert tant qu'il n'était pas élu député. Il aura 90 jours pour le faire, une fois le scrutin passé.