Hors des sentiers battus 0
L'expression «hors des sentiers battus» sert souvent à exprimer l'originalité ou la marginalité dont fait preuve un individu. Dans la pratique d'un loisir comme la motoneige par contre, sortir des sentiers battus peut s'avérer fatal, comme le démontre la tragédie survenue hier sur le lac des Deux-Montagnes, où un père et son fils de 13 ans ont péri noyés.
Dans une région comme la nôtre, où les cours d'eau sont omniprésents, les mises en garde au sujet de la sécurité à motoneige prévalent encore davantage. On dénote souvent des amincissements de la surface causés par des courants d'eau insoupçonnés, ou encore des amoncellements de neige occasionnés par les rafales de vent.
Dans ma jeunesse, j'ai connu une mauvaise expérience à motoneige. Passager sur une motoneige Polaris 440, j'ai été littéralement désarçonné après avoir heurté un de ces amoncellements de neige, au beau milieu du fleuve, entre Grande-Ile et Les Cèdres. La motoneige derrière m'a heurté de plein fouet et c'est mon casque de sécurité qui me permet encore d'écrire ce texte ce matin.
Commotion cérébrale, hospitalisation au Royal Vic, convalescence, bref, un petit drame devenu une simple anecdote avec le temps.
Aujourd'hui, l'événement est devenu un running gag à la maison, et mes fils se plaisent à l'évoquer lorsque les circonstances s'y prêtent. Mais je vous jure que sur le coup, personne ne la trouvait drôle.