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Rhéal Blais brigue la candidature libérale fédérale 0

Par Louise Grégoire-Racicot

Rhéal Blais

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L'industriel Rhéal Blais était fort connu pour son implication dans l'organisation de la fête du Canada pendant 14 ans. Une fête apolitique, insistait-il où il savait démontrer son attachement au Canada. Voilà qu'il fait un pas de plus en se présentant, à la convention libérale du comté Bas Richelieu-Nicolet- Bécancour, le 27 février, contre un agriculteur, Denis Vallée. Ainsi affirme-t-il sa détermination de redonner le comté aux libéraux, un comté qui leur échappe depuis 1984, premier scrutin où Louis Plamondon a été élu. C'est devant un noyau libéral qu'il a annoncé sa décision, jeudi dernier, convaincu que des élections générales sont imminentes au fédéral, quelque part en mars, une fois le nouveau budget déposé, estime-t-il. « Après 23 ans dans l'opposition, désirons-nous demeurer sur la banquette arrière ou occuper le siège du conducteur? Désirerons-nous décider ou laisser les autres le faire pour nous? En ce qui me concerne, j'ai choisi. Actuellement seuls les libéraux ou les conservateurs ont la possibilité de former un gouvernement. Cette élection est une grande opportunité pour les Québécois.»Et d'expliquer pourquoi : «Les Québécois sont réfractaires aux valeurs alliancistes-réformistes de M. Harper. Logiquement, si nous élisions une majorité de députés libéraux au Québec plutôt que des bloquistes, nous aurions un gouvernement majoritaire libéral à Ottawa, et qui plus est, dirigé par des Québécois, ce qui nous manque aujourd'hui. Voilà ce que je m'efforcerai d'expliquer dans ma campagne.»

Un objectif : la prospérité du comté

Issu du milieu des affaires, Rhéal Blais se dit particulièrement préoccupé par la prospérité du comté. « Pour une meilleure qualité de vie, il est évident qu'éducation et prospérité vont de pair, au sens large du terme. Et c'est mon objectif premier. Je veux mettre tout en œuvre pour améliorer constamment le mieux-être de nos concitoyens. Je veux être le soutien des initiateurs, des gens d'idée, des promoteurs responsables autant que des simples individus confrontés à la machine gouvernementale et de tous ceux qui, un jour ou l'autre, auront besoin du support d'un député crédible dans son gouvernement de même qu'auprès des administrateurs de la fonction publique. Je serai donc la locomotive du comté et non celui qui se laisse trainer en attendant son salaire. Voilà mes ambitions.» Il a été discret sur les moyens qu'il proposera pour y arriver, réservant ces éléments pour sa campagne proprement dite.

Pourquoi maintenant?

Il y a longtemps, précise l'homme, qu'il est sollicité pour se présenter. «Ce comté a tous les éléments qu'il lui faut pour se développer. Rien ne lui manque en fait de services mais on n'y a pas de création en nombre suffisant d'entreprises. Moi je veux offrir mes services et gagner cette convention me le permettra. Mon épouse sera à mes cotés dans ma démarche. C'est le moment choisi cette année pour le faire. J'aime la région. Je connais ses forces et ses faiblesses. On a besoin de changement et j'ai plein d'idées sur la formation de la main-d'œuvre notamment pour répondre aux besoins de ses industriels. J'espère que les gens se rappelleront que j'ai travaillé fort pour cette région et que nous aurons le pouvoir de réaliser de grandes choses en mettant un gouvernement libéral au pouvoir. Il y a plein d'avenues à regarder, ouvrir les portes des entreprises aux travailleurs. Ce qui appellera quand même un changement dans nos façons de faire actuelles. Mais nous y arriverons, j'en suis certain et moi je travaillera avec tous à cela. Il faut faire du comté ce que les Simard ont réussi à en faire à un moment: un comté qui réussit ce qu'il entreprend.»

L'annulation du financement de la fête du Canada en 2010 par le gouvernement Harper n'a rien à voir avec sa décision , dit-il. «C'est aux gens de dire ce qu'ils en pensent et de voter en conséquence s'ils le veulent.»