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Selon Pauline Marois : Jean Charest « diabolise les étudiants » 0

Par Alexandre Lampron

Pauline Marois entourée de ses candidats de la Rive-Sud: Simon Bélanger (Laporte), Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon), Martine Ouellet (Vachon) et Monique Richard (Montarville). Photo: Robert Côté

Pauline Marois entourée de ses candidats de la Rive-Sud: Simon Bélanger (Laporte), Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon), Martine Ouellet (Vachon) et Monique Richard (Montarville). Photo: Robert Côté

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LONGUEUIL. La campagne électorale n'est pas encore déclenchée au Québec, mais la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, n'y est pas allée de main morte samedi en attaquant de front l'attitude «lamentable» du gouvernement libéral de Jean Charest envers les étudiants en grève.

Selon Pauline Marois, en refusant de s'engager dans la voie d'un dialogue avec les étudiants, le Parti libéral ne fait qu'envenimer une situation qui a déjà toutes les apparences d'une perte de contrôle, et qui a pris de l'ampleur au cours des dernières semaines un peu partout dans la province.

Une promesse formelle

Forte des plus récents sondages, qui lui donnent cinq points d'avance sur Jean Charest, son plus proche rival, Pauline Marois a pris l'engagement formel qu'un prochain gouvernement du PQ annulerait carrément la hausse des frais de scolarité instaurée par le PLQ.

«Jean Charest diabolise les étudiants, jette de l'huile sur le feu, a martelé sans relâche la chef péquiste devant 400 militants réunis dans un hôtel de Boucherville réunis afin de confirmer la candidature de ses cinq candidats de la Rive-Sud. Il est surtout en train de créer une crise et se faire du capital politique sur le dos des jeunes Québécois, ces étudiants qui sont nos jeunes, nos enfants, et qui sont aussi l'avenir du Québec.»

Ces cinq candidats sont les députés actuels, soit Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon), Martine Ouellet (Vachon) et Monique Richard (Montarville).

Le dernier en liste, Simon Bélanger, représentera pour sa part les couleurs de la formation souverainiste dans la circonscription de Laporte, actuellement représentée par la ministre du Tourisme et responsable de la Montérégie, Nicole Ménard.

Vers une nouvelle charte?

La chef péquiste ne s'est pas arrêtée là, au contraire. Elle a aussi venté qu'un gouvernement péquiste dans un avenir rapproché propose une «véritable» vision aux Québécois qui se résume, selon elle, en trois mots: «s'affirmer, s'enrichir et s'entraider».

En plus de compléter le réseau actuel des centres de la petite enfance afin de palier le déficit criant des places en garderies et d'adopter une politique sociale pour encourager les services et les soins à domicile pour les personnes âgées, Pauline Marois voit encore plus grand le Québec de demain.

«Nous créerons de la richesse, des emplois, nous améliorerons le sort de la classe moyenne du Québec, mais nous allons aussi faire autre chose, l'essentiel de ce qui nous unit, c'est-à-dire adopter d'une nouvelle charte de la loi 101 pour la langue française, a déclaré Mme Marois avant de recevoir une pluie d'applaudissements.

Enfin, la quête vers la souveraineté du Québec demeure toujours une priorité pour la chef du PQ, mais celle-ci n'en a fait qu'une courte mention à la fin de son discours.