Dernière heure
Le député Sylvain Simard tire sa révérence de la politique 0
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C’est la perspective d’une élection à court terme qui a incité Sylvain Simard à ne pas demander un septième mandat comme député péquiste de Richelieu.
«J’ai eu 67 ans en avril dernier. M’engager dans un nouveau mandat me mènerait à une retraite politique pas avant l’âge de 71 ou 72 ans. Car il n’était absolument pas question pour moi de me présenter à des élections pour ensuite quitter au milieu du mandat.»
Résidant jusqu’à ces derniers jours dans l’Outaouais, député à Sorel-Tracy, élu à Québec, il a parcouru bon an mal an au moins 100 000 kilomètres chaque année.
«Je vous laisse imaginer les difficultés que cela comporte. Le moment est venu de tirer un trait et de retrouver un rythme de vie un peu plus normal», a-t-il dit en point de presse jeudi matin. Il reste toutefois en poste jusqu’au prochain scrutin.
Carré rouge
D’entrée de jeu, il a spécifié être en parfait accord avec son parti quant au conflit étudiant, puisque sa décision de ne pas porter le carré rouge a fait couler beaucoup d’encre:
«Cette histoire du fameux carré rouge n’a rien à voir avec ma décision. Je partage les idées de mon parti, le sommet sur l’éducation et la proposition d’indexer les frais de scolarité que Mme Marois a annoncée. Comme elle, je pense que nous devons être très prudents dans ces décisions au moins tant que la fréquentation universitaire des Québécois n’aura pas rejoint la moyenne canadienne.»
Refusant d’évoquer la raison «se consacrer à sa famille» pour justifier son départ, M. Simard a refusé de s’accoler le titre de retraité. Une chose est claire, il ne souhaite plus d’engagements à long terme.
«J’ai des projets d’activités très intéressants et, d’ailleurs, je participe déjà aux travaux qui, si les électeurs le souhaitent, permettront au Parti québécois une transition harmonieuse vers le pouvoir avec Pauline Marois que j’ai à tous les instants appuyée depuis son accession à la tête du parti. J’ai appris à découvrir une leader remarquable, ouverte, tolérante, courageuse et déterminée.»
Une surprise
Sa décision de quitter la politique a surpris tout le monde. Il avait d’ailleurs réclamé, il y a à peine trois semaines, la tenue d’élection au Québec.
Sa décision a aussi surpris alors que le PQ a des chances de regagner le pouvoir. La vie politique a été pour lui plus un engagement emballant qu’une carrière, a-t-il rétorqué. Il y a consacré de fort longues heures en appréciant son cadre:
«J’ai beaucoup aimé l’Assemblée nationale et les institutions parlementaires. Elles sont, la plupart du temps, efficaces et utiles. Le public ne voit souvent que quelques minutes de débats tendus extraits de la période de questions alors que celle-ci ne représente que moins d’une heure par jour de la vie des parlementaires. La plupart de nos débats se déroulent avec sérieux et professionnalisme au-delà des lignes partisanes. La classe politique, tous partis confondus, est très majoritairement honnête et dévouée» a-t-il ajouté.