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Projet de rénovation du marché Richelieu

Un édifice dans un piteux état, selon Azimut diffusion 0

Par Jean-Philippe Morin

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SOREL-TRACY - 

Alors que la mobilisation est grandissante pour demander un référendum sur l’avenir du marché Richelieu, l’organisme qui produit des spectacles, Azimut diffusion, dont plusieurs à la salle Georges-Codling, estime qu’il est presque gênant d’accueillir des artistes de renom dans un édifice en si mauvais état.

Murs en ruine, fenêtres brisées, hall trop petit: le marché Richelieu et la salle Georges-Codling sont réellement en décrépitude, selon la directrice générale d’Azimut diffusion Marie-Josée Bourbonnais, qui a accompagné le Journal lors d’une visite guidée.

À ses yeux, les 8 M$ qu’il faut investir pour la réfection du marché Richelieu et la salle de spectacle sont nécessaires. Rappelons qu’avec les subventions des deux gouvernements, il ne resterait que 1,4 M$ à payer à la ville de Sorel-Tracy et à ses contribuables.

«Il n’y a aucune dépense superflue. Ce sont en premier lieu des travaux de base pour l’extérieur de la bâtisse, comme la fenestration, le toit, les briques, les murs et les escaliers qui tombent en ruine. À l’intérieur, il y a plusieurs travaux à faire pour enfin dire qu’on a une vraie salle de spectacle. Je suis gênée d’accueillir des artistes comme Daniel Bélanger dans les loges actuelles», lance Mme Bourbonnais.

Endroit idéal

Quant à la possibilité de présenter des spectacles dans les auditoriums de l’école secondaire Fernand-Lefebvre et de l’école secondaire Bernard-Gariépy, Mme Bourbonnais écarte rapidement cette alternative.La salle Georges-Codling est l’endroit idéal.

«Être dans les écoles, c’est plus difficile au niveau des calendriers car elles utilisent leurs salles. On fait près d’une centaine de spectacles par année, alors ça devient difficile de gérer les calendriers», commente-t-elle.

«Quand on va dans un spectacle, il faut aussi avoir un service de bar. On fait quoi si c’est dans une école?, se questionne-t-elle. On installe ça chaque fois? Et maintenant, si on décide de présenter des spectacles dans les écoles, on fait quoi avec la bâtisse ici? En nous installant au centre-ville, les retombées sont énormes lors des soirs de spectacle.»

Pas de dépassement de coûts

La directrice générale d’Azimut Diffusion l’assure: il est impossible de dépasser la ligne des 8 M$ pour les travaux. Les citoyens n’auront donc pas à payer plus qu’1,4 M$ en tout, ce qui équivaut à environ 6$ par citoyen.

«L’enveloppe de 8 M$ est fermée. Si nos prévisions s’avéraient plus ou moins exactes, on aurait des choix à faire en cours de route. On choisirait des travaux à effectuer en priorité. Pour nous, c’est clair qu’il n’y aura pas de dépassement de coûts. C’est une volonté de tout le monde», assure Mme Bourbonnais.

Le 20 août prochain, le conseil municipal aura donc à se prononcer; les élus auront le choix d’aller en référendum sur la question, et ainsi laisser les citoyens débattre sur la place publique, ou mettre une croix sur le projet.

«S’il n’y a pas la tenue d’un référendum, ce serait seulement les gens qui, en théorie, s’opposent au projet qui auront eu le droit de s’exprimer, alors que tous ceux qui sont pour le projet n’auront pas eu ce privilège. Il faut que l’ensemble de la population se prononce, c’est la démocratie», conclut-elle. 

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