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Ville de Saint-Jean

Les fonctionnaires suspendus seront réintégrés 0

Par Jean-Nicolas Minville

« Nous sommes conscients que cette décision risque d’être impopulaire auprès de l’opinion publique », a expliqué Gilles Dolbec, maire de Saint-Jean.

Photo Jean-Nicolas Minville

« Nous sommes conscients que cette décision risque d’être impopulaire auprès de l’opinion publique », a expliqué Gilles Dolbec, maire de Saint-Jean.

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - 

La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu réintégrera ses deux employés, Thierry Garcia et Jacques Vallières,  qui avaient été suspendus avec solde, suite à leur arrestation et à leur accusation par l’UPAC, en juin dernier.

Cette décision controversée, prise lors de la dernière séance du conseil municipal hier soir, fait suite aux conclusions d’enquêtes internes menées par deux firmes indépendantes. Les enquêtes consistaient en des rencontres individuelles avec les fonctionnaires suspendus ainsi que leur soumission à un examen polygraphique. Selon la Ville, ces enquêtes ne révèlent aucun cas de fraude, abus de confiance ou de corruption. C’est donc suite à cette conclusion que la ville a décidé de réintégrer ses employés.

« Nous sommes conscients que cette décision risque d’être impopulaire auprès de l’opinion publique, mais pour nous, c’est la seule décision possible puisqu’en vertu du droit du travail, nous n’avons plus aucun motif, pour l’instant, de maintenir les suspensions et encore moins de congédier nos employés », a expliqué Gilles Dolbec, maire de Saint-Jean. Les deux fonctionnaires doivent comparaître au Palais de justice de Saint-Jean le 11 février prochain pour répondre des accusations qui pèsent contre eux.

Une décision controversée

La décision a beaucoup fait jaser au sein de l’audience, mais également au sein même du conseil de Ville. Le conseiller Alain Laplante a, quant à lui, voté contre cette réintégration. : « Oui on a fait une enquête interne, mais ces firmes n’ont pas eu accès à la preuve de la police »

De plus, certains conseillers ont exprimé leur inconfort face à la situation, citant certains domaines où la réinsertion est impossible avant d’être acquitté par la cour, entre autres dans le domaine bancaire.

Retour au travail conditionnel

La Ville a toutefois mis un bémol à la réintégration. Celle-ci sera conditionnelle à ce que les employés soient relevés de leur promesse remise à un agent de la paix de s’abstenir de communiquer directement et indirectement avec certaines personnes, et ce, aux fins de leur travail. Le maire Dolbec a confirmé que cette dernière disposition inclus également les contacts avec la compagnie Civ-Bec qui fut également visée par la frappe de l’UPAC et qui est en attente de son procès avec 77 chefs d’accusations dont deux pour acte de corruption des affaires municipales et un pour avoir influencé un fonctionnaire municipal.

 

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