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Coût du déneigement

Le président des cols bleus réagit 0

Par Michel Thibault

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CHÂTEAUGUAY - 

Le président des cols bleus de Châteauguay a réagi aux bémols exprimés par la mairesse Nathalie Simon concernant le coût de déneigement moindre en 2011 dans cette ville qui confie la tâche à ses propres employés plutôt qu’au privé comme la majorité des municipalités.

«On se serait attendu à des félicitations», a exprimé Stéphane Duguay, de passage au Soleil, jeudi, en compagnie de Pierre-Guy Sylvestre, conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique.

Quand il ne neige pas, l’hiver, les cols bleus ne se tournent pas les pouces, a assuré M. Duguay. «On répare des bris d’aqueduc, on répare des puisards, on nettoie les accotements, on bouche des nids-de-poules, on nettoie l’égout pluvial. On n’arrête pas !», a énuméré le président des cols bleus en réponse à l’affirmation de la mairesse rapportée dans Le Soleil du 5 janvier à l’effet que pour déneiger, la Ville comptait sur des employés engagés à l’année et que, l’hiver, ces employés «avaient moins de choses à faire». La mairesse soutenait aussi que les classes d’emploi posaient problème, notamment qu’il était difficile de «faire faire autre chose à un chauffeur de camion».

Une allégation que réfute Stéphane Duguay. «Les chauffeurs débarquent de leur camion et donnent un coup de main aux autres, sauf quand les règles de sécurité l’interdisent.»

Pour la mairesse Simon, ce fait de devoir miser sur des employés engagés à l’année pour effectuer soi-même le déneigement pour une ville rend difficile «d’établir le vrai coût» du déneigement par km de voie qui figure dans la liste des indicateurs de gestion réclamés aux villes par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).

Présenté comme un économiste du SCFP, Pierre-Guy Sylvestre n’est pas d’accord. «Les indicateurs de gestion sont calculés pour le MAMROT. C’est comme si les indicateurs étaient mauvais», observe-t-il. Selon lui, si la permanence des employés et les classes d’emplois étaient pertinentes, le ministère demanderait de les considérer dans le calcul. «Le MAMROT n’a pas inclus la permanence des employés, ça révèle quelque chose.»

Pour Pierre-Guy Sylvestre, la Ville de Châteauguay a pris la bonne décision en confiant le déneigement de l’ensemble de son territoire aux cols bleus. «Recourir au privé peut-être économique au début mais ça revient plus cher avec le temps. On est contre les PPP. Nous, on croit à l’expertise externe.»

Plusieurs facteurs d’influence

Selon le MAMROT lui-même, le jeu des comparaison des indicateurs de gestion entre les villes a ses limites.

«En aucun temps ces chiffres ne doivent être pris dans l’absolu, car il y a souvent des explications qui n’apparaissent pas dans les chiffres», a indiqué récemment au journal Le Reflet Émilie Lord, conseillère en communication au ministère.

«Par exemple, une municipalité au terrain accidenté peut avoir des coûts de déneigement plus élevés. Idem pour une autre qui a des infrastructures neuves. Il faut aussi tenir compte de la fréquence de sorties (à partir de combien de centimètres la machinerie intervient?) et le temps accordé pour le ramassage de la neige, etc.» Le fait de souffler ou seulement pousser la neige pèse aussi dans la balance.

Dans un reportage publié le 5 janvier, Le Soleil rapportait que le déneigement avait coûté 2062 $ par km de voie à Châteauguay en 2011, coût le plus bas parmi huit villes de la région retenue, selon les indicateurs de gestion fournis par chacune au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).

 

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