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Poursuite en diffamation

Le maire de Saint-Bruno réclame 50 000$ à une citoyenne 0

Par Christian Lepage

Le maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, réclame 50 000$ à une citoyenne, Marilou Alarie.

Photo: Christian Lepage

Le maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, réclame 50 000$ à une citoyenne, Marilou Alarie.

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Le maire de Saint-Bruno, Claude Benjamin, réclame 50 000$ à la porte-parole du Regroupement pour la sauvegarde de la Forêt des Hirondelles, Marilou Alarie, dans une poursuite en diffamation déposée à la Cour du Québec,.

Le maire lui reproche d’avoir porté atteinte à sa réputation lors d’une conférence de presse tenue le 4 décembre dernier, alors que le parti d’opposition à l’hôtel de ville annonçait le dépôt devant l’UPAC d’un «dossier noir» relatif à un projet résidentiel dans le boisé des Hirondelles.

Enveloppes brunes

La poursuite base son argumentation sur le fait que lors d’entrevues livrées à la télévision, Marilou Alarie aurait affirmé que «la circulation des enveloppes brunes à Saint-Bruno serait un secret de polichinelle dans le milieu immobilier, c’est connu.». Mme Alarie aurait aussi déclaré qu’«il faudrait tipper un fonctionnaire de l’urbanisme et un consultant de la Ville de Saint-Bruno» pour faire «débloquer» le dossier du boisé des Hirondelles, où un projet d’une trentaine de maisons cossues est prévu.

Le maire Benjamin reproche à Mme Alarie d’avoir porté atteinte à sa réputation et d’avoir tenté de miner sa crédibilité afin d’ébranler sa légitimité à titre de maire de Saint-Bruno-de-Montarville.

«Nous lui avons donné la possibilité de se rétracter et elle ne l’a pas fait. Ce sont maintenant les procureurs de la Ville qui s’occupent du dossier», a indiqué M. Benjamin au Journal de Saint-Bruno.

Le maire affirme que cette poursuite est aussi importante pour lui que pour tous les fonctionnaires de la municipalité qui ont été «à la fois furieux et peinés d’entendre ces affirmations.»

Pas de commentaires

Mme Alarie préférait discuter avec ses avocats avant de livrer ses commentaires. En décembre dernier, elle avait envoyé une mise en demeure au maire Benjamin, lui demandant rétractation et excuses pour ce qu’elle estimait être de fausses informations circulant à son sujet dans un communiqué émis par la municipalité.

La requête sera entendue au Palais de justice de Longueuil le 13 février prochain.

 

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