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Meurtre de Ronald Malo

Rolland Belzil non-criminellement responsable 0

Par Martine Veillette

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Rolland Belzil, 71 ans, accusé du meurtre au premier degré d'un octogénaire à Verchères survenu le 13 janvier 2012, a été reconnu non-criminellement responsable pour cause de troubles mentaux vendredi au palais de justice de Sorel.

Deux rapports de psychiatres arrivaient à la même conclusion, soit que Rolland Belzil, au moment des faits, n’était pas apte à différencier le bien du mal, le réel de l’irréel et qu’il n’était pas criminellement responsable de l’acte posé.

Le juge a interdit à l’accusé d’entrer en contact avec les victimes dans cette histoire, soit la famille Malo, Luc Forcier, directeur général de Verchères, Martin Massicotte, l’adjoint du directeur général et André Larouche, le directeur des incendies qui s’était interposé lors de l’agression ainsi que les membres de leur famille respective.

Il est également interdit à Belzil d’être en possession d’une arme, et ce, pour le restant de ses jours.

Une cause reportée

La cause relative aux deux accusations de tentative de meurtre sur deux fonctionnaires municipaux de Verchères, qui pesaient également sur Belzil, a quant à elle été remise au 28 février. Les mêmes rapports de psychiatres ont été déposés à la juge.

Belzil retournera à l'Institut Philippe-Pinel, où il était détenu depuis les événements qui avaient coûté la vie à Ronald Malo. Durant la période où il sera détenu, il ne pourra entrer en communication d’aucune manière avec les personnes impliquées dans la cause et les membres leur famille.

Difficile à accepter

La famille de la victime a reçu difficilement cette sentence. «C’est comme une claque dans la face que nous venons de recevoir», ont affirmé Isabelle et Sylvain Malo, les enfants de la conjointe de Ronald Malo.

Ils estiment qu’après tout ce qu’ils ont traversé au terme de plusieurs années de chicane entre l’accusé et leur famille ainsi que toutes les démarches réalisées dans différentes cours, la justice n’existe pas.

«Avec le dossier d’antécédent et de bris de conditions que nous avons, si on a rien obtenu, les autres, c’est sûr qu’ils n’auront jamais de justice», souligne Mme Malo.

«On va continuer de vivre dans la peur, parce qu’on ne sait pas quand il va ressortir. Ça peut être dans six mois, ça peut être un an, ça peut être la vie, mais on est jamais sûr de rien», déplore Mme Malo.

Ils comptent être présents lors des évaluations effectuées par la Commission d’examen des troubles mentaux du Québec, qui décidera quand Belzil pourra être libéré.

 

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