Actualités

Infections transmissibles sexuellement et par le sang

Deux fois plus de cas d'ITSS en dix ans en Montégégie 0

Par Sarah-Eve Charland

Une épidémie de grande envergure des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) touche la Montérégie depuis 2002 surtout chez les moins de 25 ans.

Photo photos.com

Une épidémie de grande envergure des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) touche la Montérégie depuis 2002 surtout chez les moins de 25 ans.

Toutes vos nouvelles locales

Une épidémie de grande envergure des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) touche la Montérégie depuis 2002 surtout chez les moins de 25 ans, alors que le nombre de cas a doublé en dix ans.

Les statistiques de l’Agence santé décèlent une épidémie importante. Le nombre de diagnostics en 2011 des ITSS a doublé par rapport à 2002 en Montérégie.

Les jeunes de 15-24 ans demeurent la tranche d’âge la plus touchée alors qu’ils représentent plus de 44% des cas de gonorrhée en 2011. Les chiffres sont encore plus alarmants pour la chlamydia où 67% des cas se sont déclarés chez les jeunes. Du côté de la syphilis, 19,3% des cas ont été diagnostiqués dans cette tranche d’âge.

La chef de programme Famille Enfance Jeunesse du CLSC de Sorel-Tracy, Nathalie Chénier, croit que de nombreuses causes sont à l’origine de ce phénomène.

«On ne peut pas mettre le doigt sur une seule cause. Les messages diffusés à la télévision peuvent influencer les jeunes. On peut aussi remarquer qu’on fait plus de dépistages qu’il y a 10 ans», explique-t-elle.

Selon Mme Chénier, les formes de dépistage sont maintenant plus accessibles et agréables, ce qui encourage les personnes à procéder aux examens régulièrement.

Certaines maladies comme la syphilis avaient pratiquement disparu dans les années 1990. Selon les statistiques, elles ressurgissent depuis quelques années.

Alors que les Centres de santé et services sociaux (CSSS) de la Montérégie comptent par centaines les diagnostics pour l’année 2011, le CSSS Pierre-De Saurel se démarque avec seulement 82 cas d’ITSS recensés incluant toutes les tranches d’âge.

Pas de cours d’éducation sexuelle

Depuis 2001, les cours d’éducation sexuelle qui étaient donnés dans le cours «Formation personnelle et sociales» n’existent plus. Bien qu’elle n’affirme pas avec certitude que la fin des cours d’éducation sexuelle dans les écoles soit une des principales causes de cette hausse, elle croit tout de même qu’une collaboration entre le réseau de la santé et le milieu scolaire serait avantageuse.

«On a avantage à mettre en place une démarche concertée et à créer une certaine forme d’éducation auprès des jeunes.»

Les jeunes sont très informés lorsqu’ils se rendent dans les centres de dépistage, selon Mme Chénier, même si les informations sont parfois faussées par Internet.

«On rencontre plusieurs mythes. Par exemple, les filles pensent que la pilule contraceptive les protège contre les ITSS. On a donc un devoir d’éduquer nos jeunes et pas juste dans nos écoles, mais également à la maison», soutient-elle.

 

 

 

Commentaires des lecteurs »

En ajoutant un commentaire sur le site, vous acceptez nos termes et conditions et nos nétiquettes.