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Les bachelières infirmières

Le syndicat en accord avec le refus de Québec 0

Par Sébastien Lippé

Le syndicat des professionnelles de la santé ne voulait pas du BAC obligatoire pour travailler en santé.

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Le syndicat des professionnelles de la santé ne voulait pas du BAC obligatoire pour travailler en santé.

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SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - 

Le syndicat des professionnelles de la Santé souhaitait également que Québec refuse la proposition de l’Ordre des Infirmières du Québec d’obliger les infirmières à se munir d’un BAC pour pratiquer.

Selon la présidente de la section Haut-Richelieu-Rouville (SPSHRR), Sylvie Jovin, l’opposition à cette proposition est nationale. Le syndicat du Haut-Richelieu-Rouville se réjouit donc de cette décision.

«Nous étions très heureuses de cette décision, dit Mme Jovin. Cette proposition devait s’appliquer dès 2014. L’une de nos préoccupations était que rien n’avait été établi et qu’il y aurait pénurie de personnel pour quelques années.»

Prenons l’exemple d’une étudiante qui amorcerait ses études en 2014. Si elle doit obligatoirement obtenir son BAC pour pratiquer. Elle devient donc éligible au marché du travail cinq ans plus tard, contrairement à trois, pour les techniciennes.

«Il y a eu une analyse au niveau local, ajoute Mme Jovin. Une représentante de la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec) est venue nous rencontrer en juin dernier pour nous présenter cette proposition de l’Ordre des Infirmières.»

Cette proposition a soulevé plusieurs préoccupations, tant des membres du SPSHHR que de la FIQ, ajoute la présidente. «D’abord, est-ce l’établissement de santé a les moyens financiers de soutenir des bachelières, puisque le salaire est plus élevé qu’une technicienne. Ensuite, est-ce que les universités peuvent soutenir un nombre plus élevé d’étudiantes et est-ce que les professeurs sont présents en quantité suffisante.»

Sylvie Jovin ajoute que l’idée du BAC en infirmerie n’est pas une mauvaise idée, mais que l’imposer peut poser problème pour certains, comme pour la FIQ.

«Il faudrait se doter d’une structure qui facilite les infirmières à aller poursuivre une formation universitaire. Par contre, les obliger a le faire n’est pas envisageable», ajoute la présidente.

Mme Jovin affirme que cette discussion du baccalauréat en infirmerie remonte à aussi loin que 2011.

Le conseil d’administration du CSSS Haut-Richelieu-Rouville ne s’est pas prononcé sur cette question, affirme la relationniste média, Karine Trudeau.

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