Une campagne de terrain pour le Parti vert 0
Offrir une partie de son salaire c est respectable, mais pas pour acheter des votes , indique France Bergeron du Parti vert.
Toutes vos nouvelles locales
France Bergeron, candidate du Parti vert dans Jonquière-Alma, clame haut et fort qu'elle souhaite la légalisation de la marijuana au Canada.
Arrivée vers le 9 avril dans la campagne, France Bergeron ne cache pas que le parti lui a offert entre 500 et 600 $ pour réaliser sa campagne électorale.
« J'ai quatre pancartes à Alma et six à Jonquière », indique-t-elle. « Je me concentre sur les deux plus grosses villes parce que mon budget ne me permet pas d'aller ailleurs. Je suis en constance communication avec Montréal, mais nous n'avons ni bureau, ni publicité personnalisée comme les autres candidats ».
Elle ajoute : « J'ai un agent officiel et une personne qui travaille à l'agenda. Mais elle donne quelques heures de semaines comme bénévolat, sinon je suis seule sur le terrain. De plus, j'ai pris un congé sans solde de mon emploi pour réaliser cette campagne ».
France Bergeron est depuis plus d'une dizaine d'années, travailleuse autonome. Elle est propriétaire de sa boutique de bijoux qui connait un bon succès dans la région.
Marijuana
« Ce qui m'a attiré vers ce parti c'est l'environnement. La partie financière et comment gérer les dépenses de l'état sont malheureusement moins connues par le grand public. Le Parti vert est depuis 20 ans au Québec. Pour ma part, si j'ai 1000 votes, j'aurai accompli mon travail », indique la candidate.
Selon elle, le vote devrait être obligatoire pour une réelle démocratie : « Il y a une grosse machine politique qui protège les personnes au pouvoir. Je me considère comme une citoyenne informée avant tout et non comme une politicienne », souligne France Bergeron.
Elle regrette toutefois que le porte-parole du parti, Georges Laraque, n'ait pu venir dans le comté pour lui venir en aide. Selon France Bergeron, cela est dû à un conflit d'horaire.
Avec son enthousiasme, elle indique de front : « Le Parti vert est souvent confondu à Greenpeace. Eux sont fatalistes et extrémistes, tout l'inverse de notre parti. Nous prônons le bio et les nouvelles cultures environnementales, mais aussi nous voulons légaliser la marijuana et libérer les charges de la justice face aux détenteurs de marijuana ».
En terminant, elle souligne qu'être vert c'est s'impliquer et réaliser des sacrifices pour l'environnement afin que le tout fonctionne en réalisant des gestes importants pour la planète.