Le Vendeur suscite des avis partagés 0
Hermance Prévost, de Dolbeau-Mistassini.- Photo : Denis Hudon
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Le film Le Vendeur du réalisateur Sébastien Pilote qui a été tourné à Dolbeau-Mistassini à l'hiver 2010 est maintenant en salle partout au Québec. Mais que pensent les Dolmissois du film qui a été tourné chez eux? Les avis des cinéphiles sont partagés.
Le Point du Lac Saint-Jean s'est pointé un samedi après-midi à la sortie de la projection du film Le Vendeur, au Cinéma Chaplin II dans les Promenades du Boulevard.
Si les gens sont en général attirés par les images qui montrent des décors qui leur sont familiers et par les figurants qu'ils reconnaissent, les avis divergent quant à l'histoire elle-même.
Rosanne Prévost a bien aimé le film. « C'est le fun de voir toutes les scènes tournées ici. On reconnait chaque endroit et pal mal de figurants. C'est spécial! »
Hermance Prévost a aussi aimé le film et avoue qu'elle était portée à regarder un peu partout sur l'écran pour voir les décors d'ici et aussi essayer de reconnaître des figurants. « Mon frère est un figurant dans le film », indique-t-elle.
Andrée Blanchette est une résidente de Sainte-Jeanne-d'Arc. « C'est un bon film, mais un peu triste. Gilbert Sicotte est super bon dans ce film. C'est parfois très poignant », commente-t-elle.
Manque de rythme et longueurs
Michel Langevin est un figurant. « Je n'avais pas vu le film avant aujourd'hui. Ce n'est pas un mauvais film, mais ça ne bouge pas beaucoup. Je savais que ce n'était pas un film d'action, mais je m'attendais à plus de rythme. Il y a beaucoup de longueurs. C'est l'acteur principal Gilbert Sicotte qui sauve la mise. Il porte pour ainsi dire à lui seul le film sur ses épaules. Pas étonnant qu'il ait été récompensé pour ce film lors de nombreux festivals ».
Sensiblement la même analyse de la part de Robert Belzile. « C'est agréable de voir que ça se passe chez nous; on reconnait chaque lieu et plusieurs des figurants. Mais l'histoire tient à pas grand-chose. Il n'y a pas de montées de tension, hormis une séquence dramatique avec le personnage principal. Quand on sort du film, on reste sur notre appétit ».
Thérèse Langevin et André Tremblay sont venus d'Alma pour visionner le film Le Vendeur à Dolbeau-Mistassini. Ils ont des racines ou des connaissances dans la ville reine du Haut du Lac.
« On a voulu montrer une petite ville frappée par la fermeture de son usine. Mais ça ressemble plus à une ville sans âme, de la façon que c'est montré. C'est un film très sombre finalement », notent les deux Almatois.